Saturday, 16 February 2019

REPORT DES ELECTIONS 2019 : LE POINT

Au Nigeria, la commission électorale nationale indépendante (INEC) vient de reporter les élections générales tout en évoquant des difficultés logistiques.  Les élections présidentielle et sénatoriale qui devaient avoir lieu ce samedi 16 février 2019 auront lieu samedi le 23 février 2019 alors que celle des législateurs et des gouverneurs passe de 2 mars au 9 mars, 2019. Cette décision fait suite à une réunion d’urgence tenue entre la commission électorale et les observateurs locaux et internationaux la veille de l’election. Selon le président de la INEC, Yakubu Mahmood, la décision n’était pas facile à prendre mais nécessaire pour une élection libre et transparente.
Cette décision de la commission électorale a causé des réactions dans tous les Etats du pays.  De son côté, le principal parti de l’opposition, PDP, accuse la commission électorale de travailler en faveur du parti au pouvoir, APC, et appelle à la démission du président de la INEC. Le candidat du PDP à la présidence, Atiku Abubakar, a lui aussi accusé la présidence d’être à l’origine du report des élections tout en appelant la population au calme. Ces accusations ont été rejetées dans l’immédiat par le parti au pouvoir, APC.
De son côté, la population a exprimé son mécontentement sur ce qu’elle considère comme une déception de la part de la commission électorale.
Par ailleurs, plusieurs incidents ont eu lieu vendredi 15 février 2019. Plusieurs Etats attendaient en vain l’arrivée des matériels de votes.  En outre, deux hommes ont été arrêtés dans l’Etat d’Ebonyi avec des explosifs. En plus, le conseiller du gouverneur de l’Etat de Delta sur la jeunesse a été abattu par des hommes armés inconnus. En fin, les forces de l’ordre ont été en mesure de repousser une attaque de la secte islamiste Boko Haram lorsqu’une kamikaze s’est explosée dans la ville de Maiduguri, capitale de l’Etat de Borno.
Il est à noter qu’une semaine avant la date initiale des élections, deux bureaux de la INEC ont été incendiés dans les États d'Abia et du Plateau. Selon des autorités locales, l'incendie dans les deux États a détruit des milliers de cartes d'électeur, des urnes et d'autres documents importants.
Reste à savoir, si les matériels électoraux déjà envoyés dans les gouvernements locaux seront soit reconduits au bureau national de la commission électorale soit protégés dans ces localités.
Rappelons que ce n’est pas la première fois que la commission électorale reporte les élections dans le pays. Un tel incident a eu lieu en 2015.

Wednesday, 5 September 2018

Bientôt une antenne rfi à Lagos ?


Les gouvernements français et nigérian sont en discussion afin de trouver un accord pour l’installation d’une antenne de la Radio France Internationale (rfi) à Lagos. L'information a été donnée hier par le directeur du centre linguistique français, Alliance Française de l'Etat de Lagos, Charles Courdent. Il a fait cette déclaration lors de son allocution au programme de la journée du cercle français à l'Université de Lagos. Selon lui, ce désir de la France avait été freiné par la loi nigériane qui empêche les diffusions dans des langues étrangères. Par contre, avec le renouvellement des relations entre les deux pays, surtout entre Paris et Lagos, et avec la récente visite du président français Emmanuel Macron au Nigeria, il est évident qu’un tel projet trouve place au cœur des leaders du pays le plus peuplé d’Afrique de l’ouest.
Ayant pour thème : le rôle du français dans le Nigeria contemporain, la journée du cercle français organisée par les étudiants du français du Département des langues européennes et des études d’intégration a également connu la présence d’autres dignitaires à savoir : le directeur du village français du Nigeria, Raufu Adebisi, le chef du département Greg. Osas Simire et les une délégation du club rfi Lagos.
Dans son allocution, le président du Cercle Français, Unilag, Samuel Mawubayi Iroko, a remercié tous les participants et a promis que le cercle fera plus d’efforts pour plus d’activités visant la promotion du français au Nigeria.



Tuesday, 29 May 2018

Muhammadu Buhari promet de réduire la limite d'âge pour les postes politiques


Le président Muhammadu Buhari a annoncé aujourd'hui qu'il va approuver dans les prochains jours une nouvelle loi visant à réduire la limite d'âge pour les postes politiques, ce qui permettra  aux jeunes candidats de postuler lors des élections générales de l'année prochaine. Le chef de l'Etat a fait la déclaration ce mardi dans son message à la nation pour marquer la célébration de la journée de la démocratie.
Le projet de loi qui a été adopté par le Sénat et la Chambre des représentants l'année dernière et plus tard  et reçu l'approbation constitutionnelle requise attend la décision du chef de l'Etat. Le projet réduit l'âge minimum pour les candidats à la présidence de 40 à 35 ans, celui des gouverneurs des États et des sénateurs de 35 à 30 ans alors que l'âge minimum pour être membre de l'Assemblée nationale et étatique sera désormais de 25 ans.
Le président Muhammadu Buhari également réaffirmé son  désir dans la lutte contre la corruption qui selon lui est l’objectif principal de son administration.  Bien que le président soit critiqué  d’avoir largement visé  le principal parti de l’opposition, PDP,  dans sa lutte contre la corruption, Buhari  a déclaré que "les Nigérians et la communauté internationale ont commencé par apprécier sa politique et sa détermination à combattre la corruption".
Il a ajouté que diverses mesures politiques mises en place pour endiguer le flot des pratiques de corruption produisent des résultats remarquables. Parmi ces dernières figurent le compte unique du Trésor (TSA) et le programme de dénonciation qui ont aidé à la récupération des milliards de naira dans le trésor national.

Monday, 28 May 2018

Abuja : Des émotions librement trahies alors que les Nigérians commémorent les victimes de meurtres violents dans le pays.


Des centaines de Nigérians se sont rassemblés ce lundi à Abuja où ils ont commémoré les victimes de divers massacres violents à travers le pays. Vêtus de T-shirts noirs avec l'inscription #OneDeathTooMany, les sympathisants ont tenu des fleurs en signe d'honneur aux défunts. Des membres de groupes de la société civile, des militants des droits de l'homme et des membres des familles des victimes étaient présents pour se souvenir de ceux qui ont perdu la vie dans des exécutions extrajudiciaires, des massacres des bergers peulhs, des kidnappeurs et des attaques à main armée.
Selon l’organisateur de la cérémonie et ancien président de la Commission nationale des droits de l'homme (NHRC), l'essentiel de l'événement est de faire preuve de solidarité et de consoler les communautés en deuil à travers le pays.
L'ancien ministre de l'Éducation, Oby Ezekwezili, et le musicien de renom, Innocent Idibia, populairement connu sous le nom de 2baba, se sont joints à la procession pour déposer des couronnes en guise de marque d'honneur.
La semaine dernière, l’ONG Global Rights avait déclaré le 28 mai, 2018 journée de deuil national et a ordonné  que tous les Nigérians portent en ce jour des  brassards ou des rubans noirs comme symbole de solidarité. Elle a également appelé les entreprises et organismes gouvernementaux à mettre en berne leurs drapeaux.


http://saharareporters.com/2018/05/28/emotions-freely-betrayed-abuja-nigerians-mourn-victims-violent-killings

13 groupes sécessionnistes jurent de célébrer le 51e anniversaire du Biafra malgré la présence militaire dans le Sud-Est


Le Mouvement pour l'Actualisation de l'Etat Souverain du Biafra (MASSOB) et d'autres groupes pro-Biafra ont promis de célébrer le 51ème anniversaire de la République du Biafra demain mercredi malgré la présence d'agents de sécurité dans la  region du  Sud-Est du pays. Selon des représentants de ces groupes, la fête commence ce mardi avec un défilé aux chandelles.
 Le Conseil Central du Biafra (BCC) et le Conseil de Libération du Biafra Uni (BULCO) ont insisté sur un anniversaire où les membres et les peuples du Biafra s'interfaceront et réfléchiront sobrement aux vraies questions concernant l'émancipation du Biafra.
Il est à noter que les appels à la reconnaissance du Biafra en tant qu'Etat souverain par le gouvernement fédéral semblent reprendre leur élan de nouveau. L'année dernière des manifestations empêchées par une répression de l'armée dans la région du Sud-Est a conduit à la disparition soudaine de Nnamdi Kanu, leader des Peuples Indépendantistes  du Biafra (IPOB ).


http://saharareporters.com/2018/05/28/13-secessionist-groups-vow-celebrate-biafra%E2%80%99s-51st-anniversary-despite-military-presence

Sunday, 27 May 2018

Enterrement de Musa Asake : la famille rejette l’offre de l’Association Nigériane des Chrétiens


Une nouvelle crise se donne naissance au sein de l'Association des Chreitiens du Nigeria (CAN).
La famille de l’ex- secrétaire général de l'Association, le révérend Musa Asake, a rejeté ce weekend l'offre  de l’Association  visant à aider à l'enterrement de ce dernier. Musa Asake est décédé le 11 mai dernier  et serait enterré le 8 juin prochain à Ungar Rimi, Kafanchan, dans l’État de Kaduna. Le refus par la famille du Feu Asake intervient à peine une semaine après que le Forum des aînés chrétiens du Nigeria (NCEF) ait fait état de plusieurs allégations contre le leadership de CAN, notamment la visite à la présidence où l’Association aurait accepté l’Association aurait accepté une somme de 25 millions de naira comme frais de transport. 
De son coté,  le leadership de CAN a nié toutes les allégations,  et promet de poursuivre son projet de faire partie de l’organisation de l'enterrement afin de rendre un dernier hommage  à l’ex-secrétaire de l’Association qui est mort alors qu’il était encore à son service. 


source: https://www.vanguardngr.com/2018/05/996192/

Journée internationale de l’enfant : Buhari appelle à la sécurité des enfants.



                       

Le président Muhammadu Buhari appelle  les agences de sécurité, les familles, les chefs traditionnels et religieux à se lever et à prendre des mesures décisives pour endiguer les cas de violence croissante contre les enfants dans le pays. Le chef de l’Etat a fait  cet appel dans son message pour marquer la Journée nationale de l'enfance de cette année, à Abuja, la capitale. Il a noté que le thème de la célébration de cette année, «Créer des espaces sûrs pour les enfants: notre responsabilité collective», était une occasion de promouvoir la sécurité et la sûreté des enfants.
Il a déclaré que toutes les parties prenantes, y compris les organisations de la société civile, les défenseurs des droits de l'homme et la société dans son ensemble, devaient assurer la sécurité des enfants dans les maisons, les écoles, les marchés et les lieux de culte. Selon lui, l'événement de cette année lui offre une nouvelle occasion de réaffirmer l'engagement de son administration à la protection des enfants et à fournir à ces derniers une éducation de qualité en tant que fondement fondamental du développement économique et social.



 A la photo..le vice president du Nigeria, Prof, Yemi Osinbanjo et des enfants